Vendredi 27 avril
Je me dirige vers le parc Yosemite, un incontournable semble-t-il et comme j’ai quitté SF dans l’après-midi, je ne peux m’y rendre d’un seul coup, je m’arrête donc pour dormir dans une aire de repos / belvédère où quelques RV y sont déjà. Je fais la rencontre d’un très gentil couple de Hollandais avec leur jeune enfant. Nos échangeons sur la vie et nos adresses – ne sait-on jamais !
Samedi 28 avril
J’entre dans le fameux parc, mais le pauvre est victime de son succès, car il y a du monde en malade. Du trafic pare choc à pare choc par endroit, impossible de s’arrêter pour voir les merveilleuses chutes de plusieurs centaines de pieds, car les stationnements sont tous pleins à craquer. Je perds mon érection et je fais tranquillement un parcours du parc en voiture. Le feu a vraiment fait des ravages hallucinants dans cette région. Non loin de la sortie du parc, je me trouve un petit endroit dans la forêt nationale de Sierra (endroit légèrement aménagé, sauvage et gratuit). La Forest est belle, mais je me les gèle… je dois descendre plus au sud.
Dimanche 29 avril
Je me dirige vers la forêt nationale de Sequoia et les centaines de kilomètres de route que j’ai parcourus pour m’y rendre sont des sentiers dans des forêts d’orangers, mes yeux et mon nez sont au paradis.
Impôt oblige, j’ai dû m’arrêter sur le bord de la route plus d’une heure pour faire des recherches de documents et pour répondre à quelques questions. Mais j’ai pris la peine de choisir un spot avec une superbe vue sur les montagnes lointaines – alors je ne me plein pas.
Je pousse la route un peu (trop), je fais le tour de superbes montagnes si vertes qu’on dirait des green de golf et j’arrive à la noirceur aux pieds des montagnes qui me séparent des séquoias. Je monte, je monte, je monte, mais je ne trouve aucun endroit où dormir et la route sinueuse est parsemée de ‘No parking any time’. En fait, normalement, ce n’est pas une situation si dramatique, car il suffit de continuer jusqu’à ce que je trouve, mais cette fois-ci, il y a une contrainte additionnelle, je dois avoir de la connexion pour mes impôts, la date limite étant le lendemain. Je me trouve un petit endroit dans un tournant où il n’y a pas de pancarte et une légère connectivité, je m’y risque en mode commando pour la nuit (c’est à dire sans pop-up et tout habillé entre les caisses de bagage, prêt à me faire réveiller en plein milieu de la nuit par un ranger).
Lundi 30 avril
Je me réveille et je réalise que je suis sur le bord d’une falaise avec un joli courant d’eau tout en bas… superbe. Hélas la connectivité n’est pas assez bonne pour connecter avec mon ordinateur, merde ! Je continue ma montée vers les arbres géants. Tout en haut, je fais une toute petite partie du sentier, car le reste est en construction) pour voir ces magnifiques arbres millénaires, ouf!!!
Je continue mon chemin dans les montagnes et Eufémionne faire un excellent travail, car elle m’a fait monter et descendre plusieurs dizaines de milliers de pieds dans la journée, et tout ça sans se plaindre. Je m’arrête sur une enflure de route qui sert typiquement à laisser passer les voitures (nous les avons presque tous côtoyées), mais l’attrait de celle-ci c’est qu’elle offre une belle vue et surtout du coverage. On se stationne et je fais la rencontre de mes voisins d’enflure, un jeune couple américain sur la route, Jay et Giovanna et je les invite à prend un café dans Eufémionne, une autre très belle rencontre. Une fois le café terminé, je me connecte, mais je ne peux toujours pas faire ce que je veux… re-merde !
Je continue donc mon chemin en direction de Death Valley et le paysage montagneux et varié hallucinant se transforme soudainement en désert plat et beige. Qui dit désert dit ‘no coverage’ et chaque petit village que je croise entre deux déserts le confirme. Il fait déjà noir et il n’y a qu’un ‘gost town’ qui me sépare du village où je suis de Death Valley et c’est clair qu’il n’y aura pas de connexion. Je m’arrête donc au dernier petit resto qui gentiment me permet de me stationner pour la nuit et d’utiliser leur Wifi. J’y dors une fois de plus en commando pour éviter la visite d’un shérif.
Mardi 1 mai
À mon réveil, je fais ce que dois sur internet et je reprends la route.
La cohabitation entre les différentes variétés de déserts et les différents types de montagnes est absolument incroyable tout au long de la route de la vallée de la mort. Hélas, les photos ne rendent absolument pas justice à la ‘grandiosité’ des paysages.
Au revoir Californie ! Tu me laisses avec un mixte feeling.
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