Jeudi 5 avril
Je fais un bon bout de route et je m’arrête dans un joli BLM prêt de Yuma et j’y fais la nuit.

Vendredi 6 avril
Départ tôt le matin et en voulant éviter les autoroutes (Euphemionne préfère), google map me fait passer par une route qui entre et qui sort du Mexique pour se rendre à San Diego. Le douanier me dit que si en chemin l’immigration m’arrête, je suis cuit. Sagement, je décide de faire demi-tour, mais il y a une très longue file d’attente à l’entrée des EU. Je garde mon zen attristé par les Mexicains qui passent de voiture en voiture pour nous vendre des babioles. Une simple ligne arbitraire créée par nous sépare la richesse de la pauvreté, comment en sommes-nous arrivés là ?

En entrant dans San Diego c’est le coup de foudre, cette ville n’a rien à voir avec toutes les autres villes que nous avons visitées: verdure, esthétisme urbain, rues courbes dans les montagnes, pistes cyclables partout, très peu de chaines de restauration rapide. Par contre, l’esthétisme a un coup, car l’essence est deux fois plus chère et on m’a dit qu’un appart avec une chambre à coucher coute $2300US/mois.

Je me rends à Conorado, une petite ile de riches à côté de San Diego où il y aura un bonfire musique jam le lendemain et je dors dans un stationnement où l’une de mes applications de cell indique que c’est OK, mais à 2AM, un « Toc toc toc » dans ma fenêtre me force à me réveiller et à m’habiller en moins de 2 secondes. C’est un policier qui me dit que je n’ai pas le droit d’être ici, il vérifie mes papiers et me laisse finir ma nuit.

Samedi 7 avril
Le lendemain, après baignade, exercice et méditation, je m’installe sur une table de piquenique non loin d’où aura lieu le bonfire. Dans l’après-midi, un homme me demande si je veux partager la table avec lui et sa fille. J’accepte avec plaisir et après quelques échanges, ils m’invitent à partager leur repas et je passe une bonne partie de la soirée avec eux sur le bord du feu. Je vais ensuite au bonfie où je fais la rencontre d’une sympathique guérisseuse. À la fin de la soirée, je décide de me glisser dans le quartier résidentiel de maison de plus de $25 millions et d’y faire une courte nuit incognito.

Dimanche 8 avril
Je me rends à mission Bay, au nord de San Diego, j’y passe la journée et j’y suis un cours de Yoga extérieur au coucher du soleil. Ensuite, je me rends à la Fiesta Island pour la nuit et ce même s’il y a plein de pancartes qui indiquent que c’est interdit – une de mes applications cell me dit que c’est OK et cette fois-ci, elle avait raison.

Lundi 9 avril
Je remonte tranquillement la côte en m’arrêtant à Solona Beach où je me baigne et où j’y fais mes exercices (il y a des surfeurs vraiment partout le long de la côte) et ensuite, je continue ma monté en me rendant au port de Oceanside pour y faire une randonnée de 4 miles avec un peu moins d’une dizaine de locaux. Ça adonne que c’était principalement des dames de l’âge d’or alors ce fut assez bref et pas très intense.

Ne sachant une fois de plus où coucher (il y a très peu d’endroit gratuit ou coucher dans le sud de la Californie – même les Walmart sont interdits), je m’essaie une fois de plus à trouver un endroit incognito. Je trouve un spot où il y a plein de voitures le long du chemin de fer et j’y fais ma courte nuit accompagnée de grondements de trains périodiques.

Mardi 10 avril
Je continue vers les nord et je me rends au quai de San Clemente où je m’y baigne et j’y fais mes exercices pour ensuite me diriger à Dana Point où je m’installe dans la marina sur une table extérieure pour lire et écrire. Je me dirige ensuite à Laguna Niguel pour un trek de 5 miles, mais cette fois-ci il y a 70 participants et on mange des tacos ensemble après le trek. Très belles rencontres même qu’on me paye mon repas.
Il est 23h30 et je ne sais toujours pas où coucher, mais je crois que je vais essayer de rester dans le stationnement du resto d’où j’écris ces lignes. À suivre…

Californie
Même si les plages et les endroits sont absolument magnifiques, pour l’instant, je peux dire que j’aime mieux les spots sauvages dans le bois que la croud de plage. J’avais cette image naïve de la van stationnée sur le bord d’une plage pratiquement déserte, mais ce n’est pas du tout ça et ça ne le sera certainement pas dans le sud de la Californie. On me dit que c’est plus relax au nord de LA.

Depuis que Fiston est parti, je me suis donné le défi de ne pas payer pour le stationnement/camping de ne pas manger au resto et/ou boire seul et de ne pas acheter de la bouffe préparée. Pour l’instant j’ai réussi, mais ces gentilles contraintes de simplicités sont assez limitantes dans les endroits civilisés comme ici où c’est assez difficile de faire la cuisine et c’est pourquoi depuis plusieurs jours, je me nourris presque exclusivement de fruits, de légumes, de noix et de céréales. Ça aura nécessairement l’effet de rendre le luxe qu’est le restaurant, un réel plaisir.

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