7-12 mars
On se rend à Bisbee, un autre village minier plus près de la frontière mexicaine, chez Stuard, le propriétaire d’une ferme qui a accepté notre demande de Wwoofing.
Plutôt que d’y trouver une ferme, on découvre un capharnaüm. Il y a plusieurs autres jeunes qui semblent y travailler à temps plein depuis longtemps et ils vivent soit dans une grande tente en plein milieu de la place, soit dans une roulotte, soit dans un genre de battisse adjacente. Stuard nous fait faire le tour de sa ferme et on y trouve une centaine de cochons, de lapins et de poules, des chevaux, plusieurs chiens, son fumoir, ses congélateurs, l’endroit où il fait pousser des pousses de divers légumes et bien d’autres bidules / projets en cours… Il y en a partout! Stuard est étourdissant tellement il a de projets et à priori, bien peu semblent vraiment viables. Guillaume et moi discutons quelques instants ensemble et préférons ne pas y rester, on ne s’y sentait pas trop bien.
On poursuit donc notre chemin vers le vieux Bisbee, où nous avions fait une autre demande de Wwoofing mais notre requête était restée sans réponse.
On prend une bouchée sur la terrasse d’un resto du vieux Bisbee et comme on est sans option pour dormir, je texte un message à Tate, le proprio de la ferme, pour lui demander un petit espace de stationnement pour la nuit. Pendant ce temps, Guillaume ne peut résister de caresser le chien d’un jeune à la table voisine. Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir que le jeune et ses amis habitent chez Tate !!! En fait, c’est une ancienne école convertie en résidence et atelier de céramistes où y vivent Tate, Dave (un ami) et trois jeunes fraichement sorties de l’université (Tolley, Dale et Louis). Tous sont extrêmement sympathiques, brillants, accueillants et ont un talent fou. Il y a des œuvres d’art, des sculptures et toutes sortes de pièces de céramique partout. On y trouve aussi des chèvres, des chiens, des poules, des canards, des lapins et deux alpagas.
Tate n’a plus d’espace pour dormir dans l’école, il n’est pas vraiment organisé pour nous nourrir ni pour nous donner du travail… Par contre, il a un endroit de stationnement devant une ancienne galerie d’art voisine de l’école et on y fait nos quartiers (toilette, douche, cuisinette).
Le vieux Bisbee est un magnifique village artistique en montagne où aucune chaine de restauration n’a le droit de s’établir. On y voit des spectacles d’un groupe local avec les potiers, on fait le parcours des 1000 marches de Bisbee, on visite l’immense mine de cuivre, on suit un atelier de poterie donné par Louis, on joue au pingpong dans l’école, on va souper au Mexique avec les boys et Tolley nous tatoue à l’aiguille une boussole « Let’s get lost » où le nord est remplacé par le VW d’Euphemionne (Guillaume sur le bras, moi sur le cœur).
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