Jeudi 10 mai
Rendu à Denver, je fais la rencontre d’un joli petit café qui m’invite à déjeuner et, étant donné ma jambe gauche-droite, je délaisse l’environnement enveloppant, mais quelque peu contraignant d’Euphémionne. Dans toute sa sagesse, le bonheur d’Euphémionne ne dépend pas de ma présence et comme elle est heureuse de me savoir bien, elle ne m’en veut pas de l’avoir délaissé temporairement.

Ensuite je trouve une chambre d’hôtel non loin de l’aéroport, car Karynn, la magnifique femme qui m’a si gentiment hébergé quelques jours en Californie, a décidé de venir visiter le Colorado avec moi pendant la fin de semaine et elle arrive très tard en soirée.

Rendu dans la chambre, je relève le défi de faire une suite d’opérations délicates afin de prendre un bain suivi d’une douche sans jamais utiliser un seul des muscles de mon genou gauche qui fait du zèle d’apathie. Ce faisant, j’aperçois des traces sous-cutanées rouges et bleues au niveau du mollet ce qui indique qu’il y a eu ruptures / déchirures internes et j’entends les murmures d’une opération du genou qui semble vouloir s’imposer rendu à Montréal… All is well !

J’accueille Karynn à l’aéroport et après avoir manqué la navette de l’hôtel à plusieurs reprises, on prend un Uber vers 2AM…

Vendredi 11 mai
On se dirige tranquillement vers Colorado Spring où un AirBnB nous attend. On réalise que le quartier n’est pas top, mais c’est tout de même une petite cabane bien aménagée à l’arrière d’une demeure.

Nous allons au bureau de USA Volleyball, pour qui Karynn travaille, et on y fait la rencontre de ses super collègues (dont plusieurs jamais rencontrés en personne) pour ensuite aller souper accompagnée d’eux.

Samedi 12 mai
Après un bon déjeuner dans le vieux Colorado, on “visite” les très belle roches et montagnes du Garden of the Gods sans débarquer d’Euphémionne et on tente d’aller voir le fameux sentier “Incline” qui a une dénivellation de 600 mètres sur à peu près 1.5 kilomètre. On avait l’idée de le faire, mais disons que ma jambe gauche-droite a changé nos projets.

Ensuite on décide de remonter tranquillement vers Denver et Google nous fait passer par un chemin de terre de près d’une centaine de kilomètres à travers montagnes et forêt nationales. Des vues superbes nous accompagnent tout au long de notre route.

Il y a plusieurs spots de camping sauvage en chemin et en prenant une petite route pour sélectionner l’endroit, on arrive dans un cul-de-sac ou plusieurs jeunes se sont installés. Ils nous invitent à rester avec eux, nous offrent bières et poulet cuit sur le feu. Je prends la bière, mais refuse le reste et au moment de partir, Euphémionne refuse. Je regarde son cœur, joue un peu avec ses artères, vérifie que tout est à la bonne place et je lui redemande gentiment. Elle fait la tête dure, mais à force d’insister, elle abdique et nous mène dans un beau petit spot de camping non loin de là. On est à plus de 10 000 pieds d’altitude et même si on est complètement gelé, le beat est bon.

Dimanche 13 mai
On continue notre route à travers le parc national qui se transforme tristement en pays de motocross. Vers la fin de la journée, on se trouve une place de camping dans un parc national tout près de Denver où il fait beaucoup plus chaud.

Lundi 14 mai
On entre dans Denver et allons faire la file au fameux “Voodoo Doughnut”. Après quelques minutes en compagnie de ces beignes beaucoup trop décorés, on ne se sent pas trop bien et, l’estomac léger, nous décidons de les quitter.

Finalement, j’accompagne Karynn à l’aéroport où je quitte une femme formidable, un magnifique esprit vif et libre, mais captif depuis trop d’années. La bonne nouvelle c’est qu’il est en voie de se libérer.

Je reprends la route le cœur gros et me dirige vers Montréal en mode nonstop, je parcours 3000 kilomètres de 7 à 21 tous les jours, nourrie comme un homo sapien par noix, fruits et eau, dormant en mode commando dans les rest area et les Walmart.

Sur la route, je tâte mon genou et je suis assez convaincu que c’est le tendon rotulien qui a lâché – ce qui relie la rotule au tibia. Ce sera trop probablement une opération.

Jeudi 17 mai
Dans le trafic de Montréal, une voiture frappe la fesse droite d’Euphémionne, celle qui n’avait pas de cicatrice. Le chauffeur me fait un signe qu’il est vraiment désolé et je pars à rire. All is well. Je continue la route juste à temps pour aller souper chez Stéphane accompagné de Claude.

Voilà ! C’est ainsi que se termine ce voyage.

La route, les rencontres, la lecture, les podcast, Euphémionne et la solitude m’ont fait réaliser bien de choses et je prendrai probablement le temps de mettre le tout par écrit.

Merci à vous tous qui m’avez suivi et qui m’avez donné blague et feedback.

À la prochaine !

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